Les villes

« Je suis née dans une petite communauté située au sud de Ferlo. Ce n’était pas vraiment une mégacité d’influence mondiale, si vous voyez ce que je veux dire. Les principales ressources de la colonie étaient le goemont, la moliette et les raies grises. La station comptais une centaine de personnes, et deux couples de féconds, dont mes parents. Nous ne vivions pas chichement, mais nous étions heureux. L’entraide et la solidarité primaient sur le reste. La vie était paisible, et la colonie petite mais confortable.
J’ai fuit ce cauchemar dès l’âge de 13 ans « .

Marine, Prètre du Trident.

 

 » Équinoxe. Franchement, il n’y a rien de mieux qu’Équinoxe. Je vais te dire moi, ce que recherchent les gens : la liberté, l’anonymat, la possibilité de marcher plus de cinq minutes sans ouvrir une porte. On y trouve tout, on y rencontre tout le monde… et personne ne prête attention aux autres. Les gens ne se préoccupent guère des différences, des nations, des mutants ou du reste. A Équinoxe, au moins, j’ai ma cabine privée décorée avec goût, j’ai mon bar préféré qui sert autre chose que de la moliette bouillie, mes boutiques où l’on sait me servir sans m’importuner et lorsque le moral n’est pas bon, je peux déambuler dans les jardins, au milieu des arbres, et oublier les senteurs de la mer. Bon le problème, après, c’est vraiment l’affluence. A trop vivre les uns sur les autres, on croule sous le poids des défauts du voisin. Il y a vraiment trop de monde. Mais bon, pour nous, il suffit de ne pas descendre avec le peuple pour ne pas subir la pression du nombre. La vie est tout de même très supportable dans les basses classes… enfin, je pense « .

Kerlan Han, assistant personnel de l’ambassadeur Hegemonien.

 

Au milieux des fonds hostiles, les stations sont des havres humains au milieux de l’enfer bleu.

Il en existe des milliers et de toutes sortes, citées parois, dômes, installations souterraines, ou simple nodule d’habitation disposé au fond de l’eau.

Il existe principalement deux genres de stations, correspondant à deux modes de vie radicalement opposés : ainsi, les petites communautés naissent autour d’une exploitation minière ou agricole.

Les grandes stations, elles, sont les grands technopoles, centre de commerces ou pôle politique au fond des Océans.

Aucune des deux n’offre véritablement de bonheur, mais un choix d’inconvénients : les petites communautés sont isolées, sectaires et rurale.

La vie y est dure, faite de bricolage et de débrouillardise.

A l’opposée, la vie dans les grandes cités est anonyme, entassée, grouillante, et nauséabonde.

Mais l’anonymat offre une certaine quiétude, et l’on y trouve tout ce que l’on veut, si l’on possède assez d’argent bien sur.

Et si l’on réussi, elles offrent une chance unique de s’élever au dessus de la masse, et de vivre paisiblement dans les coursives paradisiaques des hyper-élites… ou de mourir seul dans les bas fond infectes, dans l’indifférence générale.

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